Sarkozy, Ségolène et Lepen... Spin Doctor vous annonce qui gagnera!
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Le premier ministre Dominique de Villepin entre dans la "phase musclée" et donc politique du dossier Clearstream, celui que le journaliste Denis Robert "accable en partie " selon certains dans son ouvrage décide de contre-attaquer pour faire obstacle à ce qu´il considère comme montages et propos diffamatoires. Les services du premier ministre ont informé que le garde des sceaux a effectivement pour mandat de donner suite à la plainte du chef de gouvernement, précisant qu´elle vise un membre du gouvernement et l´auteur de "Clearstream, l´enquête" Denis Robert et deux autres journalistes à savoir Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner auteurs de "Réglements de compte pour l´Elysée" dont les éditeurs des deux ouvrages, respectivement Les Arènes/Julliard et la société Ohéditions qui de fait sont également concernés par la plainte selon Matignon... Il y avait une réelle saturation pour le premier ministre, ne pouvant plus supporter les "constructions sans fondements" et une "certaine culture du discrédit"... Il faut dire que la rivalité au sommet enfle à mesure que le dossier Clearstream s´approche d´une issue, mais que penser des propos diffamatoires, quels poids devons nous leur accorder? L´Express peut-il se voir reprocher une enquête trop rapidement calquée sur le travail de Denis Robert? Le garde des Sceaux va bien lancer la procédure, il faut s´attendre à une véritable explosion du dossier, en effet, si les propos jugés diffamatoires s´avèrent maintenus, leurs " initiateurs" vont devoir fournir plus que des supputations, le droit lui éxige des preuves et prioritairement! Les deux magistrats instructeurs, Jean-Marie D´Huy et Henri Pons vont devoir organiser une confrontation collective entre les différents protagonistes, au stade actuel de l´affaire il serait inconcevable que la confrontation soit esquivée, il en va de l´image même de la justice de notre pays. La tâche est délicate mais elle devrait avoir le mérite de libérer des énergies parfois complémentaires mais souvent en opposition... Alors que le journaliste se défend en précisant que son livre n´est en rien diffamatoire à l´égard du chef de gouvernement dont il maintient toutes les informations "originales" qu´il contient en précisant avec une certaine pugnacité qu´il pourra défendre et donc démontrer devant un tribunal le contenu... Pourtant en justice, il faut prouver, une preuve au sens du droit est un exercice autrement plus complexe qu´une simple et "belle démonstration". Il s´agira là d´une occasion formidable de relativiser l´architecture du dossier que propose Denis Robert. Se limiter à une analyse purement politique du dossier est un maigre défi, il faut en plus de cette aspectation une chronologie qui tienne, qui s´impose à la lumière des faits déjà compulsés... Considérer la réponse du premier ministre comme légère est un mauvais calcul pour qui n´aura rien de concret! Comment vouloir considérer un ouvrage qui se veut contributeur à l´esprit de la justice si celui-ci est en partie contraire à la présomption d´innocence, même d´un Imad Lahoud cité dans l´affaire d´état devenue scandale? Certains parlent de pressions alors que d´autres analysent un véritable écran de fumée...
Comment persister avec des thèses alors que la justice recherche des faits ? Qui va sortir sa carte maîtresse ? Car elle est bien dans le "jeu"...
